Grand Palais Immersif - Miguel Chevalier
Sortie au Grand Palais immersif pour l’exposition Pixels avec les enseignements de spécialité en classe de 1e et de terminale en Avril 2025.
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Les élèves ont pu explorer un parcours immersif et interactif où l'art numérique et l'intelligence artificielle se rencontrent autour d'une expérience sensorielle dans laquelle tout le corps du spectateur est sollicité. Cette exposition propose aux visiteurs de plonger dans l'univers du pionnier de l'art numérique nommé Miguel Chevalier dans un espace qui s’étend sur plus de 1 200 m². Une exposition qui allie réalité et virtuel dans un dialogue, explorant les nouvelles frontières de l'art numérique et de l'IA. Un lieu hors norme : 24 mètres de hauteur, des projections au sol, des volumes et des étages le tout dans l’obscurité pour mieux apprécier la lumière des Pixels de l’artiste. L’artiste digital repousse les limites de l'art contemporain, lui qui depuis les années 80 imagine des installations interactives et génératives. L'exposition se déroule sur deux étages, où sculptures imprimées en 3D, œuvres lumineuses et vidéos s'entrelacent pour interroger notre relation à la technologie.
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Au-delà de l'aspect visuel, l'exposition Pixels s’est construite avec la collaboration du compositeur Thomas Roussel. Ses créations musicales, enrichies par l’intelligence artificielle, renforcent l’immersion et dialoguent avec les œuvres visuelles de Chevalier. Ses compositions musicales intégrées à certaines œuvres, créent une atmosphère étrange, englobante et multisensorielle. Cette symbiose entre le son et l’image offre un dialogue hypnotique entre l’art et la technologie. En tant que plateforme dédiée à l'art numérique et à l'immersion, le Grand Palais immersif redéfinit la manière dont nous percevons l'art en fusionnant différents médias et technologies avancées. La scénographie de l'exposition favorise une exploration sensorielle, invitant chaque élève à devenir acteur de son expérience artistique au travers de toute son enveloppe corporelle.
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L'exposition "PIXELS" propose une expérience immersive et interactive, où chaque pixel devient un accès vers des réalités en constante évolution avec cet artiste français pionnier de l’art numérique qui a fait du pixel, unité de base d’une image électronique, son outil, son pinceau
Les œuvres présentées abordent des thématiques contemporaines telles que la surveillance, l’identité numérique et la relation entre l’homme et la machine. Les élève ont pu explorer des installations génératives qui réagissent à leurs moindres gestes. Plus ils avancent dans l’installation, plus leur rôle est prégnant pour faire corps avec les œuvres. Un premier couloir les invite à se regarder dans un miroir face à l’œil de la machine, 7 écrans LCD transforment leurs silhouettes les décomposant en une mosaïque de formes mathématiques, en diagrammes ou polygones multicolores. Une caméra capte les mouvements et le logiciel déconstruit leur image en temps réel. Cette installation multi-écrans nommée « L’œil de la machine // machine vision » est une réflexion sur la vidéo surveillance algorithmique, sur ce que cela signifie d’être vu par la machine, surtout lorsqu’on lui offre notre image en partage. Miguel Chevalier propose ensuite une perspective de ville virtuelle avec des projections sur plusieurs murs en angle droit simulant un cyberespace mouvant avec une installation vidéo intitulée « Cyberespace / Data Landscape ».
L’exposition se termine en apothéose avec "Maillage cosmique". Le plateau, avec son écran gigantesque de onze mètres de haut renvoie les images créées par le mouvement des spectateurs au sol lorsqu’ils évoluent sur le tapis connecté de 400 m². La musique du chef d’orchestre Thomas Roussel jouée en temps réel par une IA permet aux élèves de plonger dans cet ailleurs cosmique comme nous l’indique le titre. Le terme immersif prend toute sa mesure dans cet espace gigantesque où le visiteur-acteur peut interagir avec le virtuel. Celui-ci est en relation immédiate, en connexion sensible, en symbiose avec le numérique. Son corps devient élément plastique pour mieux se fondre dans le décor dans un monde où le réel et le virtuel s’affrontent.
Photos Nadine Averink