Auguste Rodin

Publié par Nadine Averink

Enseignement de spécialité

Auguste Rodin est né en 1840, (un an après l’invention de la photographie), il meurt en 1917.

C’est un sculpteur français, un artiste fasciné par l’Antiquité. Il achètera auprès d’antiquaires entre 1893 et 1917 des centaines de fragments grecs, étrusques, hellénistiques ou romains en marbre ou en bronze. Il étend son admiration aux vases et figurines en terre cuite. Sa collection est de six mille antiques. Au travers elle, il construit une étude du corps fragmentaire. Rodin s’imprègne de ces pièces du passé, il peut les utiliser pour créer.

« J’ai oscillé, ma vie durant, entre les deux grandes tendances de la statuaire, entre la conception de Phidias et celle de Michel-Ange ». Rodin, Auguste, L’Art, Entretiens réunis par Paul Gsell, Paris, Editions Grasset, 1911, p. 142.

Auguste Rodin, Camille Claudel au bonnet, vers 1884, tête en terre cuite. H. 25,7 cm ; L. 15 cm ; P. 17,7 cm. (photo. Lili P. classe de 5ème)
Auguste Rodin, Camille Claudel au bonnet, vers 1884, tête en terre cuite. H. 25,7 cm ; L. 15 cm ; P. 17,7 cm. (photo. Lili P. classe de 5ème)

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Sa collection entre alors directement dans son processus créatif. Elle devient une partie intégrante de son œuvre. Il forme ce qu’il nomme des assemblages. Ce processus créatif permettra d’établir des liens avec des artistes du 20e siècle et d’interroger la question de la représentation du corps. Auguste Rodin travaille la terre, il est modeleur. C’est dans ce matériau que s’inscrit le geste créateur. Il est entouré d’assistants et de collaborateurs, des metteurs-aux-points, des praticiens qui effectuent la traduction en marbre des épreuves originales ou des maquettes. Ce cheminement de la première étape à la dernière permettra d’interroger le processus créateur, de questionner la notion d’échelle par l’agrandissement. Rodin dans ses portraits cherche à aller au-delà de l’apparence physique, il veut exprimer la vérité, c’est-à-dire l’intériorité de la personne qu’il modèle.

Suggérer le mouvement dans la sculpture est une problématique plastique que le sculpteur va associer à une dimension existentielle. Les notions de Vie, de Nature, de Beauté et de Vérité sont associées à son intérêt pour le mouvement.

La notion de récit et d’hommage sera abordée au travers de la commande publique et de la réalisation de ses grands ensembles sculptés.

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