Terminales - Option arts : Maureen

Publié le par Nadine Averink

Problématique : « Paysage et miniature »

Pour la réalisation de mes travaux, j’ai choisi de travailler sur la question de la relation entre le paysage et la miniature. Un paysage est une étendue spatiale, naturelle ou transformée par l’homme qui possède une identité visuelle ou fonctionnelle. A travers diverses formes et diverses techniques, il s’agirait d’interroger le statut des paysages, de les considérer sous un autre angle, notamment à travers la miniature. Il s’agit un genre de peinture de petit format, un art particulier qui suit ses propres codes et autonomie par rapport aux grandes peintures. Ce genre est défini comme mineur selon l’Académie Royale de Peinture et Sculpture au XVIIe siècle. Cela peut aussi désigner quelque chose qui est très petit ou reproduit en tout petit. La miniature deviens de plus en plus appréciée entre le XVIIIe siècle et le premier quart du XIXe siècle, détrônée ensuite par de nouveaux formats tels que la photographie la remplaçant.

Cette problématique est traitée à partir des travaux suivants :

1)            Les Carrés Extrêmes

2)            Sculpture des 4 saisons

3)            La Ville Eclairée

4)            Calques paysages

5)            Sous un autre angle

6)            Investigation

Travail n°1

Les carrés extrêmes

J’ai voulu dans cette suite, grâce au petit format et au principe de la série, mettre en relation la petitesse de l’homme avec l’immensité des paysages ainsi que leur dimension irréelle. Ce sont en effet des paysages qui apparaissent très vastes. Par exemple, le troisième dessin représente un glacier, on peut alors deviner que celui-ci est très vaste telle la banquise par rapport à la petite tente, isolée de tout, ou encore la dernière dans la forêt montrant la densité que peut avoir une forêt et son immensité par rapport à l’homme.Ce travail est une série graphique composée de divers paysages sur lesquels nous pouvons observer différentes situations pour la plupart improbables. J’ai utilisé pour ce travail des pastels, des crayons à papier et des feutres. Cela permet de faire varier les teintes et les nuances des couleurs. Elles mesurent 10x10 cm et sont au nombre de 6.  J’ai voulu insister sur la notion d’échelle. L’idée est venue d’un sujet intitulé “Limites extrêmes”. Ainsi, c’est les paysages qui m’évoquent cette idée de l’incommensurablement grand, sont représentés sur un petit format carré.

J’ai ainsi représenté plusieurs possibilités de paysages, ils se suivent selon la couleur du ciel, c’est-à-dire le temps d’une journée, comme un tour du monde en un jour revisité. En comparant le paysage et l’homme, j’ai pu mettre en évidence la petitesse de l’homme face à la Terre, l’homme pense en avoir le contrôle mais il est tout petit face aux montagnes, océans, forêts, glaciers qui constituent son lieu de vie.

Cette série associe bien le paysage et la miniature pour introduire ma problématique.

Je peux relier ce travail avec l’un des plus fameux tableaux du peintre Caspar David Friedrich. Il représente un voyageur contemplant un paysage brumeux et montagneux. L’homme, dos au spectateur, semble défier la nature. En effet, si l’impression de la domination de la nature est le ressort principal de l'esthétique du sublime, elle est encore plus forte à travers les différentes catastrophes naturelles dévastant les installations humaines. Ainsi l’homme se sent dominant de la nature mais ce n’est pas le cas.

Travail n°2

Les Quatre Saisons Miniatures

 

 

 

 

Ce travail est un ensemble en volume constitué de 4 parties représentant plusieurs scènes de paysages pour chaque saison. On peut l’assimiler à une maquette, un modèle en réduction d’un objet ou d’un décor.  J’ai pour cela utilisé la pâte Fimo (pâte polymère à modeler qui durcit à la cuisson) ainsi que feutrine, liège, peinture et polystyrène. Les quatre scènes sont délimitées par des miroirs ce qui agrandit les paysages, en jouant avec le miniature des créations. La sculpture fait en effet 10x10x5 cm. Elle est disposée sur du carton plume.

Comme il s’agit d’une sculpture assez volumineuse, j’ai opté pour une présentation sous forme de témoignage photographique, mais j’ai aussi réfléchi à une manière de présenter le travail dans un espace institutionnel. Si je devais exposer celui-ci, il serait sur un socle blanc, entouré d’une vitre protectrice avec un patron de cube contenu dans une petite boite sur le socle pour que chaque visiteur puisse repartir avec un cube avec les images en volume de la maquette.

Parce que le matériau est de la pâte Fimo colorée l’univers est « enfantin » ce rapport à l’enfance aux formes colorées  m’évoque les sculptures de Niki de Saint-Phalle, les films de Tim Burton les films d’animation Wallace et G. de Nick Park qui utilise les techniques de l’animation en pâte à modeler. Chaque décor est ainsi réalisé par “compartiments” où différentes scènes s’y déroulent : tout comme le travail présenté ici qui est découpé en 4 scènes différentes. Ainsi que l’univers bariolé de Yahoi Kusama, une artiste japonaise qui adore le motif des pois.

Travail n°3

Un paysage nocturne

Sur Arte il y a eu une émission sur la nuit représentée par les peintres il parle du genre “nocturne” avec Van Gogh, Friedrich et d’autres si tu veux la regarder et en ce moment au Grand Palais expo sur la Lune

 

Paysage urbain fond noir tracés jaunes le jaune symbolise la lumière.

Petit format et impression de ville minuscule au loin un peu comme vue du ciel d’ailleurs à vérifier si vue frontale ou en plongée

 

Ce travail correspond à un paysage de ville éclairée sur une carte à gratter. Il s’agit d’une technique pouvant s’apparenter à la gravure où les éléments grattés sur le fond noir apparaissent ici en diverses teintes jaunes et blanches. Ce qui confère au travail une idée de contraste. Il s’agit d’un paysage nocturne (qui est un genre en soi avec des œuvres de Van Gogh ou Friedrich par exemple) avec un angle de vue en plongée. Au premier plan nous pouvons voir une ville éclairée puis à l’arrière-plan le paysage se dessine grâce aux lumières des habitations dans les collines. Tous les éléments apparaissent minuscules. Il mesure 30 x 21,5 cm. Ce travail permet de rappeler que le paysage ne concerne pas uniquement la nature mais aussi les installations des hommes qui se sont approprié les espaces pour y vivre. Ainsi la couleur jaune, orange de fond de carte permet de faire ressortir ce caractère habité des paysages naturels. Je peux relier ce travail à la série Do It Yourself d’Andy Warhol datant de 1962. Il s’agit de 4 tableaux, des coloriages mystères avec des numéros. Il les a peints partiellement, les laissant à moitié inachevés. Il a utilisé un projecteur pour reproduire les contours sur la toile et ainsi placer les numéros où il voulait de manière aléatoire. Andy Warhol montre à travers cette série que l’art est accessible par tout le monde et en profite pour se moquer des artistes qui se prennent trop au sérieux. Il se rapporte donc à mon travail puisque j’ai suivi un modèle pour gratter minutieusement et arriver à ce résultat. Il s’agit pour l’artiste d’une toile peinte qui reprend les codes de la peinture à compléter, imitation, faux-semblant, etc.

Travail n°4

Des mondes transparents

Ce travail est une série de 4 paysages sur papier calque, un type de papier translucide, avec une technique graphique, le dessin au feutre. On peut l’assimiler à des tondis par son format circulaire: au singulier un tondo est un support de format rond peint ou légèrement sculpté (bas-relief). Le terme provient de l’italien, du mot rotondo (rond). Mes dessins représentent un paysage particulier (campagne, désert, mer, ville) qui sont superposables pour faire varier leur aspect. J’ai voulu à travers ce travail montrer une idée de paysages complémentaires, certains s’assemblent bien, cela rend un aspect surnaturel. C’est un jeu de paysage. Si l’on superpose tous les calques, celui dessous ne se voit plus, mais si on le remet dessus alors c’est lui qui est le plus net, ainsi cela m’a paru intrigant et intéressant pour le rendu.

Les éléments représentés sont tournés vers le centre, là où il y a toujours le soleil (ou la lune).

superpositions :

 

 

 

Je peux relier ce travail aux œuvres de l’artiste Carmontelle, créateur des Transparents. Celui-ci peignait des paysages, personnes, architectures réelles avec des éléments imaginaires, sur plusieurs dizaines de mètres. A l’aide d’une boîte, de manivelles et de lumière, ses paysages défilaient comme un petit film devant les spectateurs. Le papier utilisé était transparent et il peignait avec de la peinture mélangée à la térébenthine appuyé contre une fenêtre pour bien voir.

Travail n°5

Sous un autre angle 

Ce travail est une série photographique de 32 photos : 16 contiennent des feux rouges au premier plan et 16 autres contiennent des vélos. Il s’agit d’une composition ordonnée en frise. Elles ont été prises un peu partout dans Paris. Une série photographique correspond à une volonté de prendre des photos qui se ressemblent en vue de constituer un ensemble.

La palette chromatique est vive et colorée, deux couleurs sont importantes le vert et le rouge qui apparaissent sous deux formes différentes le cadre de protection du vélo ou bien les feux de signalisation.  Dans ce travail j’ai voulu mettre un “objet du quotidien” en valeur devant le paysage. On a l’habitude de voir des feux rouges ou des vélos partout en ville même parfois ailleurs. Ces deux structures sont des carrefours de paysages, quand on regarde un feu il est à chaque fois dans un endroit différent. J’ai poursuivi cette idée dans le but d’en faire une série à la manière de Gabriel Orozco, artiste contemporain mexicain avec son travail : “Untill you find another yellow Scwalbe”. Il s’agit d’une série photographique de 40 photos représentant différents scooters de même fabrication croisés en ville. À Berlin, en 1995, la ville met à sa disposition un atelier spacieux,  mais trop grand pour lui et le développement de son travail, il change la donne en se servant de l’atelier comme chambre à coucher et traverse la ville avec son scooter jaune. Cela donne l’occasion d’un travail photographique : Untill you find another yellow Scwalbe. Une série de 40 photographies présentant les différents scooters de même fabrication croisés dans la ville. L'artiste dépose à chaque rencontre une invitation à se retrouver à une date précise avec tous les scooters. Seuls deux viendront ...Grâce à ce travail, j’ai redécouvert des quartiers que je connais par cœur rien qu’en observant attentivement le point de vue que je pouvais adopter face aux positionnements des feux ou des vélos.

Travail n°6

Investigation (pas d’image)

Ce travail est un dessin en couleur sur papier A5. Il s’agit d’une technique graphique alliant feutres et crayons de couleurs. Le sujet de représentation est un paysage ou plus exactement une ville : maisons, clochers, château et stade de foot. Les détails dessinés sont minuscules ou tout au moins petits. Ce travail correspond aussi à une relation avec le spectateur qui doit retrouver un certain nombre de motifs dissimulés. L’art interactif est une forme d’art dynamique qui réagit à son public et/ou à son environnement. Cela permet différents types de participation à l’œuvre d’art qui va au-delà de l’activité purement psychologique. En 2011 a été exposée à la Grande Halle de la Villette à Paris une gigantesque œuvre participative. Celle-ci est mise à disposition du jeune public. Deux pans de murs de 10 m de largeur sont illustrés par 2 membres du collectif Studiobüro (qui regroupe des designers, illustrateurs et graphistes) et n'attendent qu'une multitude de petites mains pour y ajouter une touche finale colorée. Cette œuvre interactive a été une source d’inspiration pour ce projet. Les dessins sont mis à disposition des visiteurs qui devront dans un temps imparti retrouver les motifs demandés via un cartel de présentation.

 

Publié dans Terminales

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